Je suis aberré devant notre “justice” québécoise. Je ne comprends pas comment un homme ayant commis des crimes violents en attaquant sans raison des femmes dans le métro (une qu’il aurait jetée par terre avant de lui sauter sur le visage et l’autre violée juste après) soit condamné à purger une peine dans la collectivité et que la Couronne ne s’y oppose pas.
Mais ce qui me foudroie le plus est que malgré le fait qu’il n’ait même pas respecté ses conditions de “liberté”, la Couronne n’agit toujours pas dans ce dossier.
Mais qu’est-ce que c’est que ce dossier? Qu’est-ce qui se passe? Ce n’est pas normal du tout et cela ne fait que montrer les innombrables lacunes de notre cher “système” judiciaire.
Je profite d’ailleurs de ce billet sur la justice pour me positionner sur la peine de mort, sujet assez controversé sur lequel j’ai discuté avec des collègues il y a quelques semaines de cela. Certains y voient une chose extrêmement négative reliée à la vengeance et au fait que si on commet une erreur judiciaire on ne peut plus revenir en arrière. D’autres y voient un moyen d’enrayer le crime dès son apparition.
Je suis plus nuancé. Je crois qu’on devrait punir une première offense par la prison puisque la personne coupable peut encore être réhabilitée par la suite. Par exemple dans le cas où un jeune voleur volant pour nourrir ses enfants est attaqué par le caissier et tue accidentellement ce dernier. Punir par la prison une première offense est un moyen de ne pas commettre l’irréparable dans le cas d’une erreur judiciaire.
Par contre, et ce peu importe le crime (viol, alcool au volant, etc.) il existe ce qu’on appelle des “récidivistes incorrigibles”. Ceux-là, nous pouvons être sûrs qu’ils sont coupables puisqu’ils recommencent chaque fois qu’ils sont en liberté. Au lieu de les classer “délinquants dangereux”, on devrait recourir à la peine de mort.
L’utilitarisme prône le bonheur du plus grand nombre. Sans entrer dans une thèse sur comment l’utilitarisme en vient à pencher en faveur de la peine de mort dans le cas des récidivistes incorrigibles, je dirais que chaque fois que ces récidivistes sont en liberté ils sont une menace réelle pour la sécurité, voire la vie, de plusieurs personnes. Un récidiviste de l’alcool au volant se fiche bien de ne plus avoir de permis de conduire : il prendra son auto et risquera de tuer quiconque croisera sa route. Un violeur récidiviste brisera la vie de la première fille qui aura la malchance de croiser sa route.
Hop, un petit tour en prison, ne passez pas Go mais collectez votre droit à l’éducation en prison, votre toit sur la tête assuré, vos repas fournis sur le bras des contribuables et même votre télé câblée. Profitez de votre pause au club-med – car il est de notoriété publique que nos prisons n’en sont pas réellement – et quand vous serez libéré, recommencez.
Dans le cas de ces personnes, la peine de mort devrait être possible. Mais pas la peine de mort “barbare” comme la pendaison, la guillotine ou la chaise électrique. Je parle ici de l’injection, qui revient à une forme d’euthanasie. Pas de douleur, pas de barbarisme, mais un danger public rayé de la carte, et un tas de victimes potentielles protégées. Ainsi que la surpopulation des prisons et des hôpitaux psychiatriques réglée par la même occasion.
Que pensez-vous du dossier dont je parlais au début? Croyez-vous que la population devrait réclamer un meilleur procès? Et que pensez-vous de la peine de mort? Êtes-vous catégoriquement pour, catégoriquement contre ou, comme moi, nuancé? Et pour quelles raisons?
Mots-clefs : justice, prison, club-med, cour, couronne, avocat, récidiviste, alcool au volant, viol, peine de mort