Au sujet de la supposée liberté de la TÉLUQ

By lephilosophe101

La TÉLUQ est l’université à distance de l’université du Québec. Elle est, en théorie, censée permettre une grande liberté grâce à notre propre organisation de notre horaire d’études, et permettre de suivre des programmes n’étant pas offert dans les universités de notre région. Par exemple, mon fils va étudier à Montréal parce que son programme ne se donne pas dans notre région, ni à Québec.

Cependant, dans la pratique, les choses sont bien différentes. Cette université à distance offre certes un large éventail de certificats et de programmes courts, mais quand vient la section des baccalauréats, il n’y a pas grand chose. Seulement les quelques BAC les plus populaires. Mais ces BAC ne se donnent souvent que dans les deux grands centres, soit Montréal et Québec. Alors où est la mission de la TÉLUQ dans ceci?

Il appert que la TÉLUQ ne sert qu’à étudier à la maison dans le cas où notre programme y est offert, mais qu’elle ne donne pas du tout la liberté (de temps et géographique) inhérente à sa mission de favoriser l’accès aux études supérieures.

Il apparaît évident que cette institutition doit réviser de façon profonde sa liste de programmes pour y ajouter tous les programmes offerts dans les différentes facultés du réseau de l’Université du Québec (à Montréal, à Rimouski, etc.). Les étudiants et le gouvernement devraient agir dans ce dossier afin de faire pression sur la TÉLUQ. C’est en étant solidaires qu’on peut déplacer des montagnes et faire changer les choses. Et quel beau projet que de permettre l’accès aux études supérieures aux régions les plus éloignées du Québec!

De plus, n’oublions pas que cela permettrait également de diminuer l’importance du problème d’exode rural et de pénurie de personnel spécialisé dans les régions. Quand une personne quitte sa région pour aller étudier dans un grand centre urbain tel Montréal ou Québec, elle s’habitue à un nouveau milieu de vie et cela est ensuite plus facile pour elle de rester là que de retourner dans sa région, surtout qu’un tel déménagement coûte environ 2000$. Payer 2000$ pour déménager ne donne pas envie de repayer cette somme pour retourner dans sa région trois ans plus tard.

Bref, les personnes pourraient étudier dans leur communauté et y rester pour pratiquer, réglant à la fois le problème de l’exode rural et le problème du manque de main-d’oeuvre spécialisée (médecins, par exemple) dans les régions.

Faisons front commun pour cette noble cause. L’avenir passe par l’éducation. Faisons en sorte qu’elle soit accessible équitablement pour tous!

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2 réponses vers «Au sujet de la supposée liberté de la TÉLUQ»

  1. Daniel Lemire dit :

    Bien là… tout le monde est d’accord et c’est très exactement le but poursuivi par le rattachement à l’UQAM.

    La TÉLUQ, avec une cinquantaine de professeurs, dont plusieurs font de l’administration, ou sont en semi-retraite, ne peut pas faire plus. En fait, au contraire, elle s’est trop étendue et elle offre trop de choses. Les cours datent de 20 ans, ils ne sont jamais mis à jour, etc.

    On a essayé de faire une université sans professeurs, et ça ne fonctionne pas. Tu peux pas offrir un bac. en histoire avec un seul professeur d’histoire. C’est impossible et même si tu y arrivais, il n’aurait jamais le degré de qualité équivalent à ce qui se fait ailleurs.

    Bref, il n’y a pas 36 solutions, il faut mettre à profit les milliers de professeurs d’université du Québec.

  2. lephilosophe101 dit :

    M. Lemire,

    Je suis d’accord avec vous. En fait, la TÉLUQ devrait devenir une entité telle le cégep à distance qui, lui, offre les programmes qu’on peut retrouver dans l’ensemble des cégeps rattachés au SRAM.

    Vous dites que les cours datent de 20 ans et ne sont pas mis à jour, ce qui démontre qu’il faudrait effectuer un sacré ménage dans l’administration de la TÉLUQ.

    C’est évident qu’une université sans professeurs ne pourrait jamais être viable, les étudiants ayant besoin de quelqu’un pour leur expliquer la matière non comprise. Un professeur a une certaine charge de cours, mais être tuteur d’un cours à distance demande beaucoup moins de temps car il suffit de répondre aux questions des étudiants s’il y en a et de corriger leurs devoirs. Les professeurs d’université devraient donc, comme vous le mentionnez, participer aux activités de la TÉLUQ. Ainsi, cette dernière pourrait offrir une gamme complète de services.

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