Avez-vous lu et écouté les messages de Richard Martineau dans le journal et à la télévision? Il se montre opposé au port du voile islamique et est aberré de voir que la Fédération des femmes du Québec et même la ministre de la condition féminine affirment que ce n’est qu’un symbole religieux comme les autres et que les femmes islamiques peuvent le porter.
Je suis tout aussi sidéré que lui. Il mentionne plusieurs points pertinents. D’ailleurs, comme je l’ai lu au cours de mes errances sur le web, c’est un symbole de domination de l’homme sur la femme. Avez-vous vu une chrétienne se faire frapper voire tuer parce qu’elle ne portait aucune croix chrétienne sur elle? Depuis quand un symbole religieux est obligatoire sous peine de mort? N’est-ce pas plutôt un objet dont le port relève d’un choix conscient et volontaire et non d’un “choix” par peur des sanctions?
Le Québec fait la carpette en matière d’accomodements raisonnables ou, comme on devrait plutôt le dire, d’accomodements religieux. Si je suis chrétien, et que je travaille à temps partiel, puis-je réclamer un congé payé chaque dimanche puisque les chrétiens ne travaillent pas le dimanche pour aller à l’église?
La dérive des accomodements religieux est signe d’un plus grave problème : au lieu d’imposer des limites aux immigrants, nous renions notre histoire, nos valeurs, notre mode de vie et nos luttes pour un monde laïc. Par peur du qu’en-dira-t’on. Comme le dit Martineau, nous avons honte de ce que nous sommes. Et il y a de quoi, car moi j’ai honte de faire partie de cette population de moutons bêlants.
En France, ils se sont montrés fermes. Ont interdit le port du voile. Plusieurs, comme ici à la Fédération des femmes du Québec, ont hurlé que les enfants n’iraient plus à l’école et se tourneraient vers les écoles de leur religion (comme ici, nous avons encore des écoles juives où les enfants étudient la religion et où il n’y a pas de cours de sciences comme les mathématiques. ils n’apprennent que les “valeurs religieuses”.). Selon une étude citée par monsieur Martineau, seulement 67 enfants ont quitté d’eux-mêmes les écoles publiques françaises, les autres ayant accepté de retirer leur voile.
On peut donc ici faire une merveilleuse analogie entre les immigrants et les enfants, entre les Québécois et les parents. Les enfants tentent d’obtenir un bonbon. Si les parents tendent à refuser ils vont rouspéter, pleurer, crier, etc. Jusqu’à un certain point. Ce point, c’est là où tout se décide. Rendu à ce point, un des deux va abandonner. Si les parents refusent toujours, l’enfant va cesser de réclamer son bonbon, se résigner et aller jouer. Si les parents cèdent devant les cris de leur enfant juste pour avoir la paix ou par peur que les voisins croient qu’ils sont de mauvais parents, l’enfant va vite piger le truc : chiâler = recevoir. Cela va en faire des enfants-rois, pourris-gâtés, qui n’auront aucun respect pour les règlements en prenant de l’âge. Des petits “bums” se croyant au-dessus des lois et croyant que tout leur est dû.
Ici, les immigrants sont les enfants et les Québécois sont les parents. Mettons donc nos culottes et imposons des limites. Comme tout parent responsable devrait le faire.
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